a1Nous poursuivons l’exploration de notre commande avec tout d’abord quelques livres pratiques issus de laa2 collection « comment regarder », éditée chez Hazan. Yves Charnay et Hélène de Givry nous invitent à regarder « les couleurs dans la peinture ». Le livre est divisé en plusieurs chapitres : les rapports entre la couleur et la lumière et les différents théories scientifiques ; les principaux pigments ; les techniques picturales et les constructions chromatiques ; les grands mouvements dans la couleur et la symbolique des couleurs. De son côté, Lorenza Salamon s’intéresse à la gravure en diversifiant ses approches : historique, technique, les sujets des estampes, le rapport aux autres arts. Nous vous proposons un ouvrage de référence dans le domaine de l’architecture intitulé « architecture : description et vocabulaire méthodique », publié par les éditions du Patrimoine, sous la plume de Jean-Marie Pérousse a3de Montclos. Ce livre vous donne les définitions du vocabulaire général en architecture et regarde de manière plus précise deux domaines : les différentes parties d’un édifice, les différents genres d’édifices et d’ensembles. Dans le souci d’accompagner la matériauthèque et les cours de technologie par una4 fond plus conséquent, nous avons acheté deux livres en anglais. Le premier titré ”material revolution : sustainable and multi-purpose materials for design and architecture”. L’ouvrage propose des petits articles sur divers matériaux innovants. Tous ces matériaux entrent dans un processus de développement durable : matériaux biodégradables, matériaux recyclés, matériaux isolants, matériaux changeant de forme, matériaux produisant de la lumière…l’auteur s’appelle Sascha Peters et l’ouvrage est publié par les éditions suisses Birkhäuser. « The fashion designer’s a5textile directory : the creative use of fabrics in design », publié chez Thames & Hudson et écrit par Gail Baugh essaie de faire le point sur le rôle du designer dans la chaîne de la création textile. Il présente les différentes techniques utilisées par les concepteurs ainsi que quelques matériaux innovants. Petite respiration pour vous permettre d’admirer le beau livre que les éditions Thames & Hudson consacre à l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher,a7 connu pour ses gravures sur bois, ses lithographies et ses mezzotintos. L’ouvrage de Courtney Watson Mc Carthy nous invite à découvrir six œuvres de l’artiste sous forme de pop-up d’où le titre du livre. Deux livres de photographies à présent. Le premier rend compte du travail de l’artiste japonaise Rinko Kawauchi. Il est publié par les éditions Xavier Barral et s’intitule « illuminance ». La photographe travaille autour du thème de la lumière. Ses œuvres, pleines de sagesse, ressemble à des haïkus saturés a8d’illuminance. Dans un registre moins poétique, Nathalie Herschdorfer s’intéresse à l’actualité avec son livre « jours d’après : quand les photographes reviennent sur les lieux du drame », paru chez Thames & Hudson. Refusant l’immédiateté, elle donne la parole à 30 photographes qui reviennent sur les lieux du drame pour en mesurer sa réelle étendue dans le temps. Ils montrent les séquelles les sévices laissés par les guerres, les catastrophes naturelles. Frank Schwere se rend le jour d’après sur les lieux du 11 septembre 2001,a9 Paula Luttriger fait parler les murs des prisons argentines quelques années plus tard, Pieter Hugo recherche les traces du massacre Tutsi, Steven Laxton tire les portraits des survivants de l’Holocauste… Un livre très fort à feuilleter mais aussi à lire. Pour moi le coup de cœur de la série que je vous présente aujourd’hui. Dans le domaine du design, nous nous sommes procuré deux petites revues qui rendent compte de l’exposition « des jouets et des hommes a10» qui s’est tenue au Grand Palais cette année ; un hors-série Beaux arts éditions et l’album de l’exposition publié par les Arts décoratifs . Nous vous proposons un petit manuel, signé Mairi Mackenzie, qui, comme son titre l’indique, permet de « découvrir la mode ». L’ouvrage suit une présentation chronologique des différents courants qui traversent le stylisme. Passons aux choses « plus sérieuses » avec quelques livres un peu plus théoriques. Signalons tout d’abord le nouveau livre de Michel Serres « habiter », paru aux éditions du Pommier. En tant qu’objet, l’ouvrage se caractérise par de nombreuses photos remarquables. et un texte a11écrit sur des feuillets. Le livre se divise en 3 chapitres : habitats, ville et campagne, passages. Jonathan Littell, romancier, auteur des « bienveillantes », nous propose trois études sur le peintre Francis Bacon dans un ouvrage intitulé « triptyque », publié chez a12Gallimard. L’écrivain nous accompagne dans l’exposition  Bacon organisée au Prado en 2009. Il analyse l’œuvre en évoquant la figure de G. Dyer, un des amants du peintre et en la confrontant à la peinture du Fayoum et à l’art byzantin. Nous suivons de manière régulière le travail de 3 auteurs : Marc Augé, Georges Didi-Huberman et Umberto Eco. Les voilà réunis dans un ouvrage intitulé «l’expérience des images », publié par l’INA. Ils proposent des approches différentes du thème des images : la sémiologie pour Eco, l’anthropologie pour Augé et l’histoire et la philosophie pour Didi-Huberman. Justement, ce dernier nous propose un livre intitulé « ce que nous voyons, ce qui nous regarde », paru aux éditions de Minuit. Il nous propose une sorte de fable philosophique en partant de la phrase suivante : ce que nousa13 voyons ne vaut – ne vit – que par ce qui nous regarde. « The art of pop video », édité chez Distanz, nous propose dans la langue de Goethe une approche du vidéo clip. Une approche historique, des entretiens avec de grands réalisateurs comme Michel Gondry permettent de mieux a14comprendre les liens qui unissent images et musiques. Un DVD composé d’une vingtaine de clips accompagne l’ouvrage.. Richard Sennett, dans un livre intitulé « la chair et la pierre », s’intéresse, quant à lui, à l’histoire de la ville sous l’angle de l’expérience corporelle. Comment vit-on dans un espace urbain ? : ce qu’on y voit, ce qu’on y entend, ce qu’on y ressent, les lieux où l’on mange, comment on s’habille, se déplace, se lave, fait l’amour . Nous avons acheté un grand classique que nous ne possédions pas encore : « la production de l’espace » d’Henri Lefebvre, publié chez Anthropos. Dans son dernier livre, l’auteur montre l’importance de l’espace qui pour lui est toujours politique. L’espace est le produit de la société, chaque société  doit produire son espace et c’est aussi dans l’espace que s’opposent les valeurs à travers les épreuves de l’espace.